Les "lunettes IA" de Meta
Et aussi: Levée de fonds record dans la robotique – Groq veut rivaliser avec Nvidia – Amazon lance sa voiture autonome
Meta dévoile ses premières lunettes équipées d'un écran
Ce ne sont pas encore de vraies lunettes de réalité augmentée, mais une étape supplémentaire vers l’objectif que s’est fixé Mark Zuckerberg. Mercredi soir, le patron de Meta a dévoilé un premier modèle équipé d’un petit écran sur le verre droit. Celui-ci pourra afficher des informations utiles, comme la navigation ou les messages reçus, des appels vidéo et surtout des conversations avec le chatbot maison Meta AI. La maison mère de Facebook et d’Instagram ne parle d’ailleurs plus de lunettes connectées, mais de lunettes d’intelligence artificielle. Elle espère capitaliser sur le succès de ses premières montures, en particulier depuis l’intégration de fonctionnalités d’IA. Ses dirigeants prévoient de vendre 100.000 exemplaires d’ici à la fin de l’année prochaine, notamment grâce à un prix de 800 dollars, relativement abordable par rapport aux modèles sans écran.
Bracelet neuronal – Comme les montures précédentes, les Meta Ray-Ban Display arborent la célèbre marque – un atout commercial primordial. Elles sont cependant plus épaisses et moins élégantes, car elles intègrent davantage de composants. Surtout, elles se distinguent par le bracelet neuronal qui les accompagne. En interprétant les signaux électriques émis par les muscles de l’avant-bras, celui-ci permet à l’utilisateur de contrôler l’interface avec ses doigts. Il est toujours possible d’interagir avec la voix. Le lancement est prévu le 30 septembre aux États-Unis, mais la distribution sera extrêmement limitée, aussi bien dans le nombre de points de vente, essentiellement des boutiques Ray-Ban, que dans les quantités disponibles. La commercialisation en Europe ne devrait commencer qu’en 2026. D’autres versions, par exemple avec deux écrans, sont déjà à l’étude.
Succès inattendu – Si les premiers retours de la presse américaine sont très positifs, les Meta Ray-Ban Display restent encore très loin de véritables lunettes de réalité augmentée. Elles représentent cependant une avancée majeure après des années d’investissements et des milliards de dollars dépensés. Malgré des premiers pas timides, la société de Menlo Park a été surprise par le succès de ses derniers modèles sans écran, avec plus de deux millions d’unités vendues en un an et demi, selon des chiffres communiqués en début d’année par EssilorLuxottica, propriétaire de Ray-Ban, qui prévoit d’augmenter considérablement les cadences de production. En lançant ces nouvelles montures, elle souhaite continuer à occuper le terrain, proposant les modèles les plus avancés du marché face à l’arrivée annoncée de concurrents, comme Samsung, Apple ou Xiaomi.
Rendez-vous en 2027 – L’an passé, Meta avait levé le voile sur son projet Orion, son premier prototype de lunettes de réalité augmentée. Une technologie qui, espère le patron de Meta, pourrait remplacer un jour les smartphones. Le chemin est encore long: plusieurs années seront nécessaires pour aboutir à un modèle grand public, suffisamment confortable pour être porté tous les jours et pouvant être proposé à un prix raisonnable (chaque paire d’Orion coûterait autour de 10.000 dollars à produire). Ce prototype est probablement le plus avancé jamais présenté. Il affiche un design assez proche d’une paire classique. Il est aussi équipé de verres en carbure de silicium, permettant d’offrir un champ de vision inégalé. Et il intègre sept caméras, dont deux chargées de suivre le mouvement des yeux, qui servent de curseur. Un lancement commercial n’est pas attendu avant 2027.
Pour aller plus loin:
– Meta s’allie à Anduril pour équiper les soldats de lunettes de réalité augmenté
– Grâce à l’IA, les lunettes connectées deviennent tendance
PARTENAIRE
“Le modèle BOT, une nouvelle façon d’externaliser sans perdre la main”
Avec 15 ans d'expérience et 30 déploiements du modèle BOT réussis, CBTW propose aujourd’hui son modèle en Europe.
Entretien avec Arnaud Berrier, Sales Leader Partner, Software Engineering.
Après l’Asie et l’Amérique du Nord, vous lancez le BOT en Europe. Qu’est-ce que c’est exactement ?
BOT signifie Build, Operate, Transfer. C’est un modèle d’externalisation stratégique qui va au-delà des schémas classiques. Concrètement, nous mettons en place pour le compte d’un client une équipe dédiée que nous recrutons et opérons. La grande particularité, c’est qu’au bout d’un certain temps (souvent trois ans), le client peut choisir de reprendre la structure et d’internaliser l’ensemble de l'équipe.
Nous nous chargeons de tout: recrutement, infrastructure, outils, méthodes et organisation. Puis, nous opérons cette équipe en veillant à ce qu’elle soit pleinement intégrée dans la culture de l’entreprise. L’équipe est ainsi construite en tenant compte de l’ADN du client: elle opère sous ses couleurs, dans des locaux dédiés, et reflète son identité à travers ses valeurs, ses processus et son style de management. Les équipes travaillent ainsi comme une extension naturelle de leurs propres effectifs.
Il ne s’agit donc pas seulement d’externaliser, mais de bâtir un actif qui revient ensuite au client, avec une équipe déjà intégrée dans sa culture et prête à poursuivre son développement en interne.
Quels sont les avantages pour une entreprise par rapport à une externalisation classique ?
Le principal avantage, c’est la possibilité de réinternaliser l’équipe. Je pense que c’est un facteur de confiance énorme pour les entreprises qui craignent la dépendance vis-à-vis d’un partenaire externe sur le long terme. Elles savent dès le départ qu’elles récupéreront une équipe pleinement intégrée, opérationnelle et prête à évoluer, si elles le souhaitent après trois ans.
Ensuite, le BOT permet un ramp-up très rapide. Grâce à nos implantations en France (Chambéry), en Tunisie, en Bulgarie, en Colombie et au Vietnam, nous disposons des ressources RH, de l’expertise locale et du savoir-faire pour constituer rapidement des équipes de taille critique. Chaque site présente des atouts spécifiques: culture, fuseaux horaires, coûts, langues… permettant d’adapter la solution aux priorités de chaque client.
En pratique, nous pouvons recruter 20 à 30 personnes au lancement dans les six premiers mois. Ensuite, nous pouvons aller beaucoup plus vite. Pour la National Australia Bank, nous avons même construit un centre technologique offshore passé de 50 à plus de 600 collaborateurs en trois ans.
Autre avantage majeur: la stabilité des équipes, rendue possible par la fidélisation des talents grâce à des rémunérations attractives, des formations continues et des parcours de carrière clairs. Cette fidélisation est essentielle pour maintenir une productivité durable, garantir le savoir-faire et assurer la pérennité des équipes.
À qui s’adresse ce modèle ?
Le BOT s’adresse principalement aux entreprises de taille intermédiaire et aux grandes entreprises, ainsi qu’aux scale-ups, qui doivent recruter massivement dans le secteur informatique. Il devient particulièrement pertinent à partir de 15 collaborateurs.
Un exemple de BOT réussi ?
Atlassian en est l’illustration parfaite. Pour développer Confluence et Jira Service Management, l’entreprise a retenu CBTW pour son expertise en développement évolutif et de haute qualité, ainsi que pour son engagement fort en R&D et en innovation.
Nous avons recruté et structuré une équipe de 150 collaborateurs au Vietnam, pris en charge l’opérationnel et accompagné le développement produit, avant de transférer l’ensemble à Atlassian.
Ce type de projet illustre parfaitement la valeur du BOT: accélérer l’innovation, sécuriser le savoir-faire et renforcer les capacités d’ingénierie, tout en donnant aux clients la garantie qu’ils garderont la main sur leurs opérations.
Pour terminer, un petit mot sur CBTW ?
CBTW est une entreprise tech internationale, dédiée à mettre la technologie au service de l’humain. Avec plus de 2.600 collaborateurs répartis dans 21 pays, dont la France, nous sommes convaincus que la collaboration entre la technologie et l’humain décuple leur potentiel mutuel.
Vous souhaitez en savoir plus sur le modèle BOT ?
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En levant un milliard de dollars, Figure capitalise sur le regain d'intérêt pour la robotique
L’opération symbolise le nouvel élan pour la robotique. Mercredi, la start-up américaine Figure, qui travaille sur un robot humanoïde, a annoncé une gigantesque levée de fonds, d’un montant supérieur à un milliard de dollars – un record sur le secteur. Elle est désormais valorisée à 39 milliards, contre seulement 2,6 milliards début 2024, alors même qu’elle ne génère quasiment pas de chiffre d’affaires. “Cette étape est essentielle pour ouvrir la voie à la prochaine phase de croissance”, assure Brett Adcock, son fondateur et patron. Fondée en 2022, Figure est considérée comme l’un des acteurs les plus prometteurs. Elle explique avoir fini la conception de son premier modèle commercial, mais elle ne fournit aucune date sur un potentiel lancement. Elle assure pouvoir fabriquer 12.000 robots par an. Puis 100.000 unités au bout de quatre années.
Modèles d’IA – Plus de dix ans après les premières démonstrations de Boston Dynamics, le récent regain d’intérêt des investisseurs pour la robotique s’explique par les progrès de l’intelligence artificielle, qui laissent entrevoir de nouveaux horizons. Figure développe son propre modèle de vision et de langage, alimenté par des cartes graphiques de Nvidia. Celui-ci doit permettre au robot d’analyser ce qu’il voit et de suivre des instructions formulées en langage naturel. La start-up assure que ses robots pourront aussi bien être déployés à domicile que sur des chaînes de production. Elle mène déjà des tests, certes limités, dans une usine américaine de BMW. Depuis le début de l’année, les start-up de robotique ont levé 8,5 milliards de dollars, selon les décomptes de Crunchbase. Elles pourraient ainsi battre le record de 13,8 milliards établis en 2021.
Pour aller plus loin:
– Quand le robot humanoïde d’Elon Musk impressionne… à tort
– Amazon comptera bientôt plus de robots que d’employés dans ses entrepôts
Groq lève 750 millions de dollars pour rivaliser avec Nvidia dans l'IA
Sur le marché des puces dédiées à l’intelligence artificielle générative, Groq fait partie de ces petits acteurs qui ambitionnent de rivaliser avec Nvidia, le leader incontesté. Mercredi, la start-up américaine a officialisé une nouvelle levée de fonds, la deuxième en un an. Elle a récolté 750 millions de dollars supplémentaires, portant sa valorisation à 6,9 milliards. Fondée en 2016, Groq a changé de dimension avec l’essor de l’IA. Elle cible spécifiquement le marché de l’inférence, c’est-à-dire la phase d’exécution des modèles. Ce processus requiert moins de puissance de calcul que l’entraînement, mais il s’effectue encore largement sur les mêmes GPU. Avec sa puce spécialisée, qu’elle appelle LPU (unité de traitement du langage), elle promet ainsi une vitesse d’exécution dix fois supérieure, permettant de générer plus rapidement des réponses, et une consommation d’énergie dix fois plus faible. Groq se distingue de ses concurrents en commercialisant également sa propre plateforme de cloud, pour faire tourner des modèles. Sa dernière levée de fonds doit lui permettre d’accroître ses capacités en construisant de nouveaux centres de données.
Pour aller plus loin:
– Ces start-up qui rêvent de rivaliser avec Nvidia dans l’IA
– OpenAI signe avec Oracle un contrat à 300 milliards de dollars
Amazon lance à son tour un service de robots-taxis
Dans l’ombre de Waymo et de Tesla, Zoox passe aussi à la phase commerciale. La semaine dernière, la filiale d’Amazon a lancé à son tour un premier service de robots-taxis à Las Vegas. Un service pour le moment très limité: quelques dizaines de véhicules et seulement cinq arrêts desservis sur le Strip, pour des trajets simples en ligne droite. Zoox se félicite d’être le premier acteur du secteur à déployer un “robo-taxi spécialement conçu à cet effet”, contrairement à ses rivaux qui ont intégré leur système de conduite autonome dans des voitures de série. Son véhicule ne possède ainsi ni pédales, ni volant, seulement quatre sièges qui se font face. Il est aussi bidirectionnel, lui permettant d’effectuer des manœuvres plus rapidement en milieu urbain. Lancée en 2014, Zoox a été rachetée par Amazon six ans plus tard pour un montant estimé à 1,2 milliard de dollars. La start-up connaissait alors d’importants problèmes de trésorerie, faute d’avoir trouvé de nouveaux investisseurs. À terme, le géant du commerce en ligne pourrait utiliser ces véhicules autonomes pour livrer des colis, et ainsi réduire une facture qui s’est élevée à 96 milliards de dollars l’an passé.
Pour aller plus loin:
– Waymo lève 5,6 milliards pour accélérer le déploiement de ses robots-taxis
– Tesla présente le Cybercab, son projet de robot-taxi… sans lever les doutes
Crédit photos: Meta – Figure




